chien qui passe dans un cerceau

Quelle soirée inoubliable sous le chapiteau d’Arlette-Gruss à Arras ! Alors que le cirque se rapproche de son 40e anniversaire, il a posé ses valises à Arras en février 2024, donnant le coup d’envoi d’une tournée qui promet d’enchanter la région. Le vendredi soir, j’ai eu le privilège, comme environ 1 300 autres spectateurs, de plonger dans le monde féérique d' »Éternel« , un spectacle qui porte bien son nom.

Dès l’entrée, le chapiteau, un géant blanc et rouge se dressant fièrement à 27 mètres, nous accueille dans un autre univers. Passer les rideaux rouges pour trouver sa place parmi les gradins est déjà en soi une promesse d’évasion. La magie opère instantanément, laissant petits et grands ébahis, suspendus aux prouesses des artistes.

« Éternel » est un hommage vibrant à la richesse du cirque, mêlant habilement tradition et innovation. L’absence d’animaux sauvages n’a en rien diminué l’éclat du spectacle; au contraire, elle a mis en lumière le talent et la virtuosité des artistes humains. Des équilibristes défiant la gravité aux clowns qui éveillent nos rires les plus sincères, chaque numéro était un rappel de la capacité du cirque à émerveiller.

Le spectacle de cette année est d’autant plus spécial qu’il n’y avait pas de Monsieur Loyal pour guider le spectacle, mais plutôt une chanteuse dont la voix ajoutait une couche supplémentaire d’émotion à la soirée. La synchronisation impeccable entre les artistes et le chef d’orchestre était palpable, témoignant de la cohésion et de la passion qui animent cette troupe. Le lendemain, le chef d’orchestre est tombé de l’échelle au moment de l’entracte, nécessitant une opération pour celui-ci et l’annulation des représentations à Arras. Comme quoi, rien n’est du superflu.

L’un des aspects les plus marquants de la soirée fut de constater à quel point le Cirque Gruss a su évoluer avec son temps. En mettant l’accent sur le bien-être animal et en se recentrant sur les performances humaines, le cirque montre qu’il est possible de rester fidèle à la tradition tout en embrassant les valeurs contemporaines.

Ce spectacle m’a fait réfléchir sur l’importance de l’innovation dans la tradition. « Éternel » n’est pas juste un spectacle; c’est la preuve vivante que le cirque, même après des décennies, peut continuer à fasciner, à émouvoir, et à faire rêver, sans jamais compromettre nos valeurs actuelles. À travers chaque numéro, de la cavalerie aux numéros aériens, on ressent une dévotion profonde pour l’art du cirque, une promesse tenue de nous transporter au-delà de notre quotidien.

La soirée s’est achevée sous un tonnerre d’applaudissements, chaque spectateur emportant avec lui un morceau de la magie d’Arlette-Gruss. Alors que le cirque continue sa tournée, je ne peux qu’encourager chacun à vivre cette expérience. C’est une célébration de l’art, de l’histoire, et surtout, de l’humanité dans ce qu’elle a de plus beau à offrir.

Si je dois mettre une note, c’est 8/10, les numéros sont assez constants, il manque juste un effet whaoou pour terminer et des tours de magie plus impressionnant. Les prix des boissons et friandises restent cohérent, pas d’abus dessus.

Petites critiques, car il faut que je sois honnête jusqu’au bout de mon expérience, l’assise de type « strapontin » est un peu raide pour mon dos au bout de 2 heures et les places du carré or ne sont pas toujours une bonne affaire au premier rang à cause des projecteurs.