Au cœur du département du Pas-de-Calais, la place des Héros, l'hôtel de ville et le Beffroi d'Arras forment un triptyque monumental d'une cohérence remarquable. Cet ensemble civique et architectural raconte l'émancipation urbaine des anciens Pays-Bas méridionaux, la richesse commerciale médiévale ainsi que la capacité extraordinaire d'une cité à renaître de ses cendres après les destructions tragiques de la Première Guerre mondiale.
En parcourant le pavé de la place des Héros, nous sommes immédiatement frappés par l'harmonie des 52 façades d'inspiration baroque flamande qui font face à la majesté gothique de l'hôtel de ville. Adossé à cet édifice municipal, le beffroi élève sa silhouette à 75 mètres de hauteur, couronné par son célèbre lion doré. Nous vous proposons une plongée minutieuse dans l'histoire, la matérialité, les distinctions patrimoniales et les modalités pratiques de ce site exceptionnel.

Table Des Matières
• En résumé
• A savoir
• Morphologie Et Origines Urbaines De La Place Des Héros
• L'Hôtel De Ville D'Arras : Dualité Architectural Et Intérieur Art Déco
• Le Beffroi D'Arras : Structure, Symbole Impérial Et Carillon
• La Destruction De 1914 Et La Reconstruction De Pierre Paquet
• Statuts Patrimoniaux Et Précisions Sur L'Inscription UNESCO
• Guide Pratique Pour Visiter Le Triptyque Et Ses Souterrains
• Foire Aux Questions
• Conclusion : Un Patrimoine Vivant Au Cœur Des Hauts-De-France
• Sources Et Références
En résumé
Le complexe formé par la place des Héros, l'hôtel de ville et le beffroi constitue le cœur historique et culturel d'Arras. Façonné dès le Moyen Âge puis unifié par un édit d'alignement architectural en 1583, ce site abrite un hôtel de ville reconstruit après 1918 mariant façades néo-gothiques et décors intérieurs Art déco. Le beffroi, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre du bien sériel des beffrois de Belgique et de France, offre un panorama unique sur l'Artois. Le sous-sol conserve les boves, un réseau de carrières médiévales devenues refuge militaire lors de la Première Guerre mondiale.
A Savoir
• Unité architecturale baroque flamande : Les 52 façades de la place des Héros découlent d'un édit de 1583 imposant la pierre blanche, la brique, les arcades couvertes et les pignons à volutes.
• Séparation des protections patrimoniales : Seul le beffroi est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO (bien sériel). L'hôtel de ville et les immeubles de la place bénéficient de protections distinctes au titre des Monuments historiques français.
• Reconstruction innovante : Détruits en octobre 1914, l'hôtel de ville et le beffroi ont été réédifiés par Pierre Paquet sur une ossature invisible en béton armé chemisée de pierres de taille.
• Dualité stylistique singulière : L’hôtel de ville reconstruit associe une apparence extérieure de style gothique flamboyant à un intérieur Art déco, inauguré en 1932.
• Histoire souterraine : Les boves sous la place reflètent une occupation continue, servant d'entrepôts commerciaux puis de campements pour 24 000 soldats du Commonwealth lors de la bataille d'Arras en 1917.
Morphologie Et Origines Urbaines De La Place Des Héros
Pour comprendre l'organisation de la place des Héros, il convient d'analyser la structure urbaine médiévale d'Arras. La cité se caractérisait à l'origine par une dualité politique et géographique marquée : d'un côté la « Cité », sous tutelle épiscopale, et de l'autre la « Ville », développée autour de la riche abbaye bénédictine Saint-Vaast et animée par une bourgeoisie marchande florissante.
Ce dynamisme économique a favorisé le creusement de deux grandes places interconnectées : la Grand-Place, dédiée au grand négoce des grains, et le « Petit Marché » (devenu plus tard la Petite Place, puis la place des Héros). Ce dernier espace rassemblait les corporations artisanales, la halle aux cuirs, les boucheries et les étals des poissonniers.
L'Édit De 1583 Et L'Harmonie Baroque Flamande
Le visage de la place tel que nous le contemplons s'explique par une mesure de police administrative promulguée durant la domination des Habsbourg d'Espagne. En 1583, sous le règne de Philippe II, un édit d'alignement interdit la construction de bâtiments en pan de bois et torchis afin de lutter contre les incendies dévastateurs et de réguler un développement anarchique.
Le règlement impose aux propriétaires des règles strictes de composition urbaine :
- Obligation de matériaux : Utilisation exclusive de la pierre blanche de pays (calcaire) et de la brique rouge.
- Galeries sous arcades : Continuité des passages piétons couverts au rez-de-chaussée pour abriter le chaland et faciliter le commerce.
- Alignement et gabarit : Uniformisation de la largeur des travées et intégration de pignons chantournés ou à volutes, emblématiques du style baroque flamand.
Ces servitudes ont permis de structurer durablement les 52 façades entourant la place des Héros, associant l'identité individuelle des maisons bourgeoises à un élan monumental collectif.
Archéologie Préventive Et Vestiges Du Pavé
L'épaisseur historique de la place se lit également sous le sol. Des fouilles préventives menées en 2010 par le service archéologique municipal d'Arras ont mis au jour des structures médiévales remarquables enfouies sous le pavé contemporain. Les archéologues y ont identifié les fondations de la rue des Rôtisseurs ainsi que les bases de la Maison Rouge, un bâtiment en pierre et brique édifié au XVe siècle pour abriter le bailliage avant son arasement en 1757.
Un autre édifice emblématique occupait le centre de cet espace : la chapelle de la Sainte-Chandelle, un reliquaire érigé après le « Miracle des Ardents » de 1105. Selon la tradition régionale, la Vierge Marie y serait apparue à deux trouvères en conflit, Norman et Itier, pour leur confier un cierge censé guérir l'ergotisme. Démolie à la Révolution française en 1791, la forme de cette chapelle ainsi que l'empreinte de la Maison Rouge sont désormais directement inscrites et visibles dans le motif du dallage de la place.
La Réappropriation Mémorielle De 1945
Le nom actuel de « Place des Héros » est issu des traumatismes subis pendant la Seconde Guerre mondiale. Entre 1940 et 1944, les locaux de l'hôtel de ville ont hébergé les autorités militaires d'occupation et leur tribunal.
Durant cette période, 218 membres de la Résistance locale — parmi lesquels figuraient des mineurs, des cheminots et des enseignants — ont été exécutés dans les fossés de la citadelle d'Arras. En 1945, le conseil municipal a décidé d'abandonner le nom de Petite Place pour adopter celui de place des Héros, transformant le lieu de marché historique en un espace civique de mémoire.
L'Hôtel De Ville D'Arras : Dualité Architectural Et Intérieur Art Déco
S'élevant sur la bordure occidentale de la place des Héros, l'hôtel de ville d'Arras présente une façade monumentale qui dissimule une complexe superposition de styles architecturaux. La construction de la première halle échevinale débute en 1501 et s'achève en 1517 sous la direction de maîtres-maçons régionaux comme Mahieu Martin, en s'inspirant directement des lignes gothiques flamboyantes de l'hôtel de ville de Saint-Quentin. (à découvrir à Arras et ses environs)
L'édifice connaît un premier agrandissement majeur en 1572. Le maître d'œuvre Mathias Tesson y ajoute une aile latérale le long de la rue Vinocq, adoptant le style de la Renaissance flamande avec un traitement classique fait de pilastres, de frontons cintrés et d'ordres superposés. Plus tard, entre 1867 et 1871, l'architecte Louis Mayeur conçoit une extension néoclassique vers la place de la Vacquerie.
La Métamorphose Intérieure Des Années 1930
Le bombardement d'octobre 1914 ayant réduit le bâtiment à l'état de ruine, sa réédification durant l'entre-deux-guerres sous la conduite de l'architecte Pierre Paquet a donné lieu à un parti pris stylistique original. Si les façades extérieures ont été reconstruites à l'identique dans le respect du style gothique et Renaissance, le décor intérieur a été entièrement repensé dans le style Art déco alors en pleine expansion.
L'inauguration de l'édifice reconstruit en 1932 a révélé une création collective associant de grands artistes des années 1930. Le tableau suivant synthétise le programme décoratif et les intervenants majeurs de cette restauration :
| Espace de l'Hôtel de Ville | Créateurs et Artistes | Style et Caractéristiques Décoratives |
|---|---|---|
| Hall d'accueil | Artisans d'art (années 1930) | Vestibule minéral en béton habillé de pierres ; grilles en fer forgé géométriques ; lieu de stationnement des géants traditionnels. |
| Salle des Mariages | Louis Jaulmes (peintre) | Peintures marouflées évoquant le printemps ; allégories aux lignes stylisées ; boiseries sur mesure. |
| Salle des Fêtes | Charles Hoffbauer & Pierre Seguin | Frise peinte de 50 mètres représentant près de 800 personnages d'inspiration brueghelienne ; bas-reliefs en chêne. |
| Salle du Conseil | Charles Hollart (peintre) | Fresque allégorique « La Renaissance d'Arras dans la paix et le travail » célébrant le textile, l'horticulture et le bleu d'Arras. |
| Serrurerie & Luminaires | Ateliers Selmersheim & Monteil | Appliques géométriques en bronze poli, corniches à éclairage indirect, pochoirs muraux. |
Ce contraste offre un témoignage saisissant où l'usager franchit une arcade gothique du XVIe siècle pour découvrir le raffinement fonctionnel des arts décoratifs du XXe siècle. Lors de la planification de votre séjour, consulter un guide précisant quoi faire à Arras permet d'apprécier la diversité des étapes culturelles autour de cet édifice.
Les Géants Et La Culture Civique Arrageoise
Le vestibule de l'hôtel de ville abrite une tradition vivante du folklore septentrional : les géants processionnels d'Arras. Les figures historiques de Colas et de son épouse Jacqueline (créées en 1891) y côtoient leur fils Dédé (apparu en 1996) et l'Ami Bidasse (introduit en 2015).
Ces structures colossales sortent plusieurs fois par an lors des fêtes locales, notamment pour la fête de l'andouillette et le carnaval, incarnant l'attachement des résidents à leur patrimoine festif.
Le Beffroi D'Arras : Structure, Symbole Impérial Et Carillon
Adossé à la façade arrière de l'hôtel de ville, le beffroi d'Arras culmine à 75 mètres. Érigé entre 1463 et 1554 à l'emplacement de l'ancienne halle aux cuirs communale, il symbolise l'autonomie des libertés échevinales face aux pouvoirs seigneuriaux et ecclésiastiques.
La construction s'organise selon un plan tripartite rigoureux :
- Un socle quadrangulaire massif : Établi sur un soubassement en grès et calcaire, consolidé par de puissants contreforts, il abritait la salle des gardes.
- Un fût octogonal : La tour carrée s'évasse progressivement en un prisme à huit côtés rythmé de hautes baies garnies d'abat-sons.
- La couronne et la flèche : À 55 mètres de hauteur se trouve la balustrade de guet, surmontée d'une flèche sculptée. En 1554, le maître-maçon Jacques Le Caron y installe une couronne impériale en pierre en hommage à Charles Quint. La flèche porte à son sommet un lion en cuivre doré tenant un soleil, repère emblématique dans le ciel artésien.
Le Siège De 1640 Et La Légende Du Rat
L'histoire du beffroi est indissociable des rivalités franco-espagnoles. Durant le siège d'Arras en 1640 par les armées du roi Louis XIII, les défenseurs fidèles à la couronne d'Espagne affichèrent sur la porte Baudimont une inscription ironique :
« Quand les Français prendront Arras, les souris mangeront les chats. »
Après la prise de la ville par les troupes françaises le 9 août 1640, les vainqueurs conservèrent la formule en effaçant simplement la lettre « p » du mot « prendront ». La phrase devint alors : « Quand les Français rendront Arras, les souris mangeront les chats ». Cet épisode populaire a scellé l'association du rat comme symbole d'esprit pour la communauté arrageoise, répondant avec humour au lion souverain perché au sommet de la tour.
Le Carillon Et Le Rythme Campanaire
Le rôle civique du beffroi s'exprime également par sa voix. Reconstitué après la Première Guerre mondiale, le carillon actuel compte 40 cloches. Trente-sept cloches fixes sont raccordées à un mécanisme automatique et un clavier, tandis que trois imposantes cloches de volée ont été fondues en 1930.
Chacune des cloches de volée porte l'un des mots de la devise nationale républicaine gravé sur son bronze : Liberté, Égalité, Fraternité. Les mélodies du carillon rythment la vie quotidienne de la cité et font l'objet de concerts réguliers.
La Destruction De 1914 Et La Reconstruction De Pierre Paquet
Le triptyque monumental d'Arras a failli disparaître définitivement au cours du premier conflit mondial. Positionnée à proximité immédiate de la ligne de front dès l'automne 1914, la ville subit des tirs d'artillerie dévastateurs.
Le 21 octobre 1914, atteint par des obus incendiaires, le beffroi s'effondre sur lui-même. Dans sa chute, la structure disloque les voûtes de la halle échevinale et détruit la toiture de l'hôtel de ville. En 1918, le centre historique de la cité est détruit à plus de 80 %.
La Doctrine Constructive Du Béton Armé Chemisé
La restauration de l'ensemble est confiée à Pierre Paquet, architecte en chef des Monuments historiques, assisté de Paul Decaux. Face à l'ampleur de la ruine, Paquet refuse d'opter pour une architecture contemporaine de rupture comme pour une restitution en matériaux traditionnels vulnérables au feu.
Il applique une doctrine de reconstruction originale reposant sur la dissociation de l'ossature et du parement :
• Ossature interne en béton armé : Couler une structure alvéolaire en béton armé sur toute la hauteur du beffroi (75 mètres) pour garantir sa stability structurelle sans alourdir le bâtiment par d'imposantes charpentes en bois.
• Chemise en pierre de taille : Recouvrir intégralement cette armature d'un parement autoportant en pierre calcaire issue des carrières régionales, taillée selon les relevés archéologiques d'avant-guerre.
• Purification des profils : Profiter du chantier pour supprimer les altérations ou ajouts hétérogènes réalisés au XIXe siècle par les architectes Traxler et Mayeur, restituant ainsi les lignes gothiques d'origine.
Tableau Comparatif Des Phases De Construction Et De Restauration
Afin de visualiser l'évolution chronologique de ces monuments, le tableau ci-dessous récapitule les étapes clés de leur édification et de leur renaissance :
| Édifice | Période d'Édification Initiale | Date et Cause de la Destruction | Période de Reconstruction | Principes Techniques Retenus |
|---|---|---|---|---|
| Beffroi communal | 1463–1554 (Jacques Le Caron) | 21 octobre 1914 (Bombardements) | 1924–1931 | Squelette interne en béton armé ; parement calcaire taillé ; restitution de la couronne. |
| Hôtel de Ville | 1501–1517 & 1572 | Octobre 1914 (Effondrement du beffroi) | 1924–1932 | Restitution à l'identique des façades extérieures ; réaménagement intérieur Art déco. |
| Façades de la Place | Édit de 1583 (Philippe II) | 1914–1918 (Pilonnage d'artillerie) | 1919–1934 | Reconstruction des 52 élévations baroques ; consolidation des arcades et pignons. |
Ce chantier novateur a marqué l'histoire de la conservation monumentale en démontrant la capacité des techniques modernes à servir la fidélité des formes historiques.
Statuts Patrimoniaux Et Précisions Sur L'Inscription UNESCO
Une confusion fréquente apparaît dans les présentations touristiques de la ville d'Arras. Il convient de clarifier le périmètre exact des protections juridiques applicables à la place des Héros, à l'hôtel de ville et au beffroi.
L’inscription UNESCO concerne le beffroi dans le bien sériel des beffrois, tandis que la place des Héros et l’hôtel de ville relèvent de protections distinctes. En effet, le 15 juillet 2005, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) a inscrit le beffroi d'Arras sur la Liste du patrimoine mondial au titre de l'extension du bien sériel transfrontalier intitulé « Beffrois de Belgique et de France ».
Les Protections Monumentales Et Urbaines En France
En dehors du bien sériel international, les différents éléments de la place relèvent de la législation française sur les Monuments historiques :
- Le Beffroi : Fait l'objet d'un classement individuel au titre des Monuments historiques depuis la première liste nationale établie en 1840 par Prosper Mérimée.
- L'Hôtel de Ville : Bénéficie d'un classement distinct accordé par arrêté ministériel en 1921.
- Les Façades et Toitures de la Place : Les 52 immeubles bordant la place des Héros ont été classés par étapes successives entre 1919 et 1926.
Depuis juin 2019, l'ensemble est intégré au Site Patrimonial Remarquable (SPR) d'Arras par l'intermédiaire d'une Aire de mise en Valeur de l'Architecture et du Patrimoine (AVAP), garantissant la sauvegarde des perspectives visuelles et du détail des modénatures.
Guide Pratique Pour Visiter Le Triptyque Et Ses Souterrains
Pour réussir votre découverte de cet ensemble patrimonial, une organisation préalable est utile. La place des Héros est un espace public dont la circulation automobile a été définitivement supprimée en 2018. Entièrement piétonnisée, elle se prête à la flânerie, à la contemplation des façades et à la détente en terrasse.
C'est également sur cette place que prend place chaque année le marché de Noël, étape réputée pour ceux qui cherchent à vivre l'ambiance des fêtes au sein d'un cadre historique. Pour en savoir plus sur cet événement, nous vous recommandons de consulter des détails sur le marché de Noël à Arras.
L'Accès Au Beffroi Et La Billetterie
L'office de tourisme d'Arras, situé dans le hall d'accueil de l'hôtel de ville, constitue le point central pour l'achat des billets et l'accès au beffroi. Les conditions de montée se déroulent comme suit :
• Ascenseur puis escalier : L'accès à la plateforme panoramique combine un trajet en ascenseur suivi d'une montée d'une quarantaine de marches par un escalier étroit.
• Contraintes d'accessibilité : En raison des contraintes structurelles de la tour, la partie finale n'est pas accessible aux personnes à mobilité réduite ou en fauteuil roulant.
• Vérification des horaires : Les créneaux d'ouverture de la plateforme panoramique pouvant varier selon la saison ou les conditions météorologiques, nous vous conseillons de valider les horaires auprès de l'office de tourisme avant votre visite.
La Découverte Des Boves Souterraines
Sous le réseau pavé de la place des Héros et de l'hôtel de ville s'étend le réseau des boves. Il s'agit d'anciennes carrières d'extraction de craie creusées dès le IXe siècle sur trois niveaux (à -4 m, -8 m et -12 m sous le sol), conservant une température constante de 11 °C toute l'année.
Transformées en entrepôts par les commerçants médiévaux, ces cavités souterraines ont offert un refuge crucial aux habitants et aux soldats lors des conflits de l'histoire.
